Chercher à Être... avant d'avoir



   L'argent ne fait pas le bonheur. Tout le monde connaît ce dicton, mais personne ne veut le mettre en pratique. L'argent apporte le bonheur ? Si vous croyez ça, vous êtes carrément dans le champ. L'argent apporte le plaisir. C'est tout. Tout le monde veut devenir millionnaire en croyant à tort que le bonheur tombera du ciel.

   Je vous entends dire : « Vous ne seriez pas content d'être millionnaire ? » Oui, c'est sûr, mais pas dans le but d'être heureux avec ça. Si je veux travailler à mon bonheur, je ne dois pas espérer devenir riche, sinon je ne le développerai pas. Si je suis déjà heureux dans ma vie, je le serai encore, une fois riche. Si j'attends d'avoir beaucoup d'argent pour obtenir le bonheur, je ne l'aurai jamais. Pourquoi, pensez-vous ? Vous connaissez déjà la réponse : parce que le bonheur ne s'achète pas. Il s'agit d'une valeur humaine au même titre que l'amour, l'amitié, la joie, l'honnêteté et la vie. Devenez millionnaire et vous constaterez que les gens, vos « amis », ne se tiennent pas avec vous pour VOUS, mais bien pour ce que vous leur apporterez financièrement. Encore là, tout le monde sait ça, c'est aussi évident que 2 + 2 = 4. Mais est-ce que tout le monde le comprend réellement ? Pas certain. Le roman Bazaar de Stephen King fait justement allusion à cet amour-propre orienté vers le matériel.

   Bien sûr que ça prend de l'argent pour vivre, et bien vivre. L'argent permet de soulager la misère, d'avoir une meilleure qualité de vie, de s'investir dans des loisirs sains et de ne pas constamment ressentir une pression économique qui nous étouffe. Mais il y a une différence entre répondre confortablement à ses besoins essentiels et ne vivre que dans le luxe.

  Ne cherchez pas à « faire de l'argent ». Si c'est votre motivation dans la vie, ne vous demandez pas pourquoi vos relations et vos raisons de vivre sont si fragiles. Le luxe diminue l'instinct de survie, donc la volonté de vivre. Tout ça sans même qu'on s'en rendre compte. Le problème n'est pas de faire des profits ou même d'être riche ; en soi, ce n'est pas mal d'être riche. Le problème, c'est de vouloir à tout prix être riche, c'est en faire un but ultime. Et lorsque mon seul et unique but est de « faire de l'argent », je deviens automatiquement un mauvais travailleur parce que je n'aime pas ce que je fais), un mauvais employeur (parce que je me fous des personnes qui travaillent pour moi ; tout ce qui compte, c'est le capital qu'elles me rapportent) et même, malheureusement, une mauvaise personne. Pourquoi une mauvaise personne ? Parce que je fais bêtement passer l'argent avant l'humain. Encore une fois, si c'est mon seul et unique but dans la vie. Il faut nuancer, là. Ne lisez pas trop vite.

   Les valeurs sociales nous invitent, en nous bombardant d'images de toutes sortes, à adopter un style de vie axé sur la consommation, le matériel et l'apparence. C'est comme si on nous demandait d'être tous pareils, d'être tous « PARFAITS ». Et c'est justement quand nous nous rentrons cette valeur de perfection dans le ciboulot que nous déprimons et que nous développons des complexes. Comme je le disais plus haut, tout se centre sur le plan de la confiance en soi : pendant que je cherche à être parfait, la vie passe et il ne se passe rien dans ma vie. Vous savez, il y a une différence entre réussir dans la vie et réussir sa vie.

   La perfection, ça n'existe pas. Ah ! dans les films, oui. Mais tout est retravaillé par ordinateur, scénario inclus, selon des valeur conditionnées par la mode. En 1930, une « belle femme » n'avait pas les mêmes caractéristiques physiques qu'aujourd'hui ; les manequins actuels auraient été, à l'époque, qualifiés de squelettiques, d'anémiques ou même de malades. Dans la réalité, la perfection n'existe pas. C'est pour cette raison qu'il ne faut pas chercher à l'atteindre selon le mode de vie proposé par les valeurs sociales ou cinématographiques ; quand nous tentons de devenir parfaits, nous sommes constamment déçus, parce qu'il y a toujours quelqu'un de mieux que nous. Au lieu d'essayer d'être parfaits, travaillez donc à devenir BONS. Bons d'abord pour vous-mêmes ; bons pour ceux qui vous entourent également. La bonté, ça se développe et ça fait de nous de meilleures personnes, pas la perfection. Remarquez qu'on ne reproche jamais à quelqu'un d'être correct ; on lui reproche par contre d'être trop perfectionniste ou orgueilleux.

   Vous voulez vraiment être heureux ? VRAIMENT ? Alors, placez vos énergies aux bons endroits. Pourquoi les enfants sont-ils si affectés par le manque d'amour ? C'est simple : certains parents privilégient excessivement la vie professionnelle et matérialiste à la vie familiale, travaillent tellement pour faire de l'argent et laissent leurs rejetons en pratique le jour, soir et week-end à une gardienne. Comment voulez-vous donner de l'amour à vos enfants si vous n'êtes pas là ? Voyons, c'est un non-sens. Si un jour vous choisissez de fonder une famille, ne faites pas la gaffe de ces parents qui affirment : « Moi, je vais tout donner à mes enfants. Ils ne manqueront jamais de rien. » Ces parents gavent leurs flos de matériel et en font des p'tits capricieux qui ne sont jamais contents, pas débrouillards et en manque flagrant d'autonomie. Un ordinateur ne remplace pas un papa ! Au lieu de les noyer de matériel comme le font certains parents qui veulent à tout prix être en « bons termes » avec leurs enfants, donnez-leur l'essentiel : vous-mêmes, par votre présence. C'est la seule possibilité pour réellement donner de l'amour à quelqu'un. Pas autrement. L'expérience humaine, sur ce plan, se résume bien dans l'expression loin des yeux, loin du cœur. L'amour ne circule pas dans Internet ni dans un fil téléphonique ; il ne peut exister qu'entre deux personnes seulement, par leur présence mutuelle. Cela implique qu'on ne peut faire de la haute perfommance professionnelle sans être absent à sa famille.

   La solution ? Rester cloîtré dans des taudis sans électricité ? Faut pas être con, quand même. Mais une vie simple permet à l'amour de circuler... « It's not having what you want. It's wanting what you've got » (Sheryl Crow).

   Vous voulez VRAIMENT être heureux ? Des fois, j'en doute sérieusement. Mais si c'est le cas, alors accepter de ne pas tout avoir. Centrez-vous sur l'essentiel dans la vie. Faites passer l'HUMAIN avant le matériel. De cette manière, UNIQUEMENT, vous pourrez être heureux. Pas autrement. À ce compte, c'est L'échec du matériel (Daniel Bélanger). À bien y penser, on est davantage riche de ses relations humaines que riche d'argent.

   Quand on veut trop AVOIR, on risque d'ÊTRE moins...


source : La vie avant tout, par Carl Desrochers


 
 
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